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GALERIE GEORGES PETIT

Collection George BLUMENTHAL

Attendue depuis longtemps par le monde des Arts et de la Curiosité, la vente des magnifiques objets d'art et tableaux du XVIIIe siècle de la collection George Blumenthal, s'est effectuée jeudi et vendredi à la Galerie Georges Petit, sous la direction de Mes Robert BIGNON et MAURICE ADER, commissaires-priseurs, ce dernier tenant le marteau, assistes de MM. FERAL-CATROUX, Maurice ROUSSEAU, MANNHEIM et PAPE, experts.

Avant tous commentaires disons que la vente a produit au total 8.339.350 fr. pur les deux vacations, chiffre donnant une plus value de 760.000 fr. sur le chiffre total des estimations des experts.

Je crois que je serai l'interprète de l'opinion générale et que je rendrai hommage à la vérité, sans aucune exagératisn, en disant que cette vente a obtenu un véritable succès, succès qu'il est d'autant plus nécessaire de souligner, que le monde entier traverse une crise, que certains exagèrent puet-ètre, mais qui n'en sévit pas moins.

Or, malgré cette crise, il est réconfortant de constater que les oeuvres d'art du XVIIIe siècle, production essentiellement française, ont conservé malgré tout une masse d'admirateurs fervents, toujours prêts à appuyer leur conviction à coups de billets de mille.

La réussite de la vente Blumenthal qui, en deux vacation a produit le chiffre imposant de 8,339.350 fr. montre bien la supériorité du marché de Paris au point de vue des ventes publiques et affirme, une fois de plus, ainsi que cela s'était produit pour les ventes Doucet, Cronier, Dutasta, de Polès, Paulme, Bardac, etc., que notre capitale est toujours le centre artistique du monde entier et que l'on est certain d'y trouver une clientèle, toujours acheteuse lorsque les objets sont de premier choix, comme c'était le cas ici.

Il est certain que cette vente aura une grande répercussion et quelle donnera un "coup de fouet", aux affaires.

Ceci dit, voyons la physionomie de la vente:

Jeudi, bien avant deux heures une foule compacte stationnait rue de Sèze, attendant l'ouverture des portes. Tous ne voulaient pas acheter mais tous espéraient voir. Quand on ouvrit la porte ce fut la ruée et le service d'ordre eut peine à contenir le public et éviter l'envahissement de l'enceinte réservée. Chacun se plaça au mieux, les plus heureux assis, les autres restant stoïquement debout durant toute la séance.

A deux heures dix, devant une assemblée des plus choisie et comptant les personnalités du Tout Paris artistique et [[mondain?]] et tous les grands antiquaires, Me Maurice Ader, prononça la formule habituelle, "Messieurs nous commençons la vente aux conditions habituelles, 14 0/0 en sus des enchères", et la vacation commença avec les gravures, parmi lesquelles on paya 49.000 fr., la suite des quatre Taunay, dont M.Maurice Rousseau demandait 50 000 fr. 

Un amateur M. Vaxelaire obtint pour 2'.000 fr.

"Mme du Barry a laquelle sont nègre offre une tasse offre une tasse de café", prisée 30.000 fr.

Avec les dessins, les adjudications dépassant cent mille francs ont commencé.

Sur demande de 200 000 fr., M. Jean Séligmann, successeur de son père, feu M. Arnold Séligmann, à poussé à 212,000 fr.. le no 48.: "Etude pour la Famille", pierre noire et sanguine de Antoine Watteau.

Il a donné aussi 136,000 fr., sur demande de 100.000 fr. a été adjugé 107,000 fr à M. Costareanu.

MM. Paul et Marcel jonas ont acheté 136,000 fr., pour un amateur, le no 36 "L'Escarpolette" gouache par Moreau l'ainé, prisée 100 000 fr. On a poussé à] 103 000 fr., le no 46, "Le Bal de Sceaux", gouache par Taunay, estimée 60,000 fr. et M. Linzeler a obtenu pour 76,000. le no 26, "Le Lever de la mariée", gouache par Dugourc.

Les tableaux, peu nombreux, ont donné [[lira?]] au plus grosses adjudications de la séance.

Un amateur, M. Joseph Lévy a fait monter à 380.000 fr., sur demande de 300.000 fr., le no 54 et 55, les deux jolis petits paysages d'Hubert Robert: "La Marne à Charenton" et "Le Moulin à Charenton".
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