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Ce télégramme, toutefois, contenait une phrase qui attira mon attention et qui montre, une fois de plus, combien sage est la devise : "pas de zèle".

En effet, vous m'avez télégraphié que vous gagniez [[underlined]] moins [[/underlined]] de $300 sur l'affaire, ce qui m'a para incomprehensible, jusqu'au jour où vous m'avez avoué qu'au lieu de verser $6.000 au propriétaire de cette tapisserie vous aviez payé cette dernière "[[underlined]] en partie en marchandises [[/underlined]]" sur les quelles vous faisiez une [[underlined]] perte [[/underlined]] de quelque dix dollars ou de quelque dizaines de dollars.

Sans vouloir m'étendre sur les avantages fiscaux des pertes comptables ni sur les avantages qu'il y a parfois à se débarrasser de marchandises invendables, malgré un prix d'achat depuis longtemps amorti, il ressort de ce qui précède que votre Maison, par votre intermédaire, [[underlined]] a failli à ses devoirs de mandataire [[/underlined]], ce qui, dans nos pays, est d'une gravité exceptionelle.

En effet, elle avait pour mission, selon ses propres dires, d'acheter, pour mon compte, la tapisserie en question à son ou ses propriétaires et, en rémuneration de l'accomplissement de sa mission de mandataire, elle aurait droit à la commission convenue, soit 5 % du prix d'achat. 

Au lieu d'accomplir loyalement cette mission, votre Maison aurait fait, avec le vendeur, une combinaison d'où il résulterait, de votre propre aveu, que tout ou partie des $6.000 [[underlined]] sont restés entre ses mains [[/underlined]]. 

Il est évident qu'il a résulté de cette tractation un bénéfice [[underlined]] caché [[/underlined]], sans quoi elle n'aurait pas été entreprise, si non un bénéfice tout au moins des avantages.

Or, en ma qualité de mandant, j'ai le droit d'exiger de vous que vous me rendiez un [[underlined]] compte complet [[/underlined]], avec preuves à l'appui, de l'éxécution du mandat que je vous ai confié et que vous avez accepté, moyennant la rémunération convenue. 

Cela étant, je viens vous demander, [[underlined]] une dernière fois [[/underlined]],  de me rendre compte, intégralement, complètement et sans faux fuyants, de vos actes de mandataire et, [[underlined]] me basant toujours sur votre télégramme du 10 Aout 1943 [[/underlined]], de me faire connaître le nom du propriétaire de la tapisserie que jusqu'ici vous m'avez refusé.

Je vous réfère, à ce sujet, à ma lettre recommandée du 16 Aout 1943, suivie de ma lettre du 24 Aout 1943, à laquelle il me fut répondu le 7 Septembre avec, pour annexes, mes chéques et une facture ayant pour but de faire apparaître à cette date que j'achetais la tapisserie à votre Maison.

Ce procédé, in extremis, n'a pu me tromper, car la firme d'Avocats, au nom de laquelle j'ai rédigé le chéque principal de $6.000 que vous m'avez retourné était celle qui me fut indiquée par vous comme étant les Conseils des vendeurs et, chargée, par ces derniers, de négocier, ailleurs, la vente de cette tapisserie, si je ne désirais pas la conserver.

Les chéques que je vous ai envoyés sont demeurés à votre disposition dans votre dossier, avec une réserve toutefois, en ce qui concerne le plus petit de deux, vu que les avantages cachés résultant de l'exécution de votre mandat furent évidemment, pour vous, plus grands que la somme de $300.

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