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^[[Septembre]]

Paris, le 30 Mai 1949

Cher Georges,

J'ai tardé à répondre et à te remercier de tes lettres du 21, 23 (2) et 25 Mai, car de Londres, ainsi que tu as dû t'en rendre compte, nous sommes allés 24 heures plus tard, François Gérard et moi, voir le propriétaire des caricatures.

Je tiens tout d'abord à te dire que nous avons beaucoup apprécié les renseignements que tu nous as envoyés tant par lettre que par câble. Hélas, la situation ne se présente pas du tout comme nous l'espérions. En effet, une grosse partie des tableaux nous intéressant, n'appartient pas à cet homme mais à d'autres membres de la famille ; et ce à quoi j'avais pensé, c'est-à-dire l'achat possible des aquarelles (qui malheureusement ne font pas partie de son lot), est impossible et pour le moment il n'y a rien à faire. Il serait trop long d'entrer dans les détails, à l'heure actuelle, mais te raconterai la chose en détails à mon retour. D'ailleurs, des que je serai à New York, il faudra que j'aille à Philadelphie à ce sujet, mais sans aucun autre but pratique.

[[underlined]]Londres[[/underlined]] : revenant maintenant à mon voyage de Londres qui a été une suite ininterrompue de courses, d'ailleurs sans aucun résultat. Cette agitation, tant ici qu'au cours de ces voyages, je dois avouer, me fatigue énormément. J'ai donc été voir ta petite amie propriétaire, ou plutôt intermédiaire, du Primitif français. Dès qu'elle m'en eut donné le prix: 37.000 (trente sept mille) dollars, je ne me suis plus beaucoup interessé à ce tableau , comme tu peux te l'imaginer, d'autant plus qu'il doit avoir 17 ou 18 centimètres (?) au carré. Il est, de plus, non pas en très mauvais état, mais pas mal retouché à droite et à gauche. Mais je le répète, le prix qui semblait être sans discussion car, me dit-elle, il doit appartenir à un Suisse, rendait inutile toute autre conversation sur ce sujet.

[[underlined]]Gimpel[[/underlined]] : j'aurais volontiers été les voir en passant. Leur cousin Monsieur Lemonier était venu ici voir F.G. et m'avait ensuite parlé de deux tableaux de Monet. Lui ayant dit que j'allais à Londres, il m'avait promis l'adresse de ses cousins, qui ont déménagé, mais ne le fit point. Je ne me souviens plus si ses tableaux, d'après les indications de Lemonier, sont à New York ou à Londres. Tu pourrais donc en parler au jeune Gimpel, lorsque tu le reverras.

[[underlined]]Réponses à tes lettres[[/underlined]] : Je te remercie des encouragements que tu veux bien me donner dans ta lettre du 21 Mai et quoique tu aies raison en principe, je ne peux absolument pas m'engager sur un terrain que je trouve aussi peu sûr. Si nous pouvons négocier la vente de certains tableaux importants, c'est une chose ; mais d'acheter ces tableaux modernes aux prix actuels, me rappelle par trop les prix de certains tableaux en 1929. Mais je peux t'assurer que je
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